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Violences conjuguales et intra-familiales : témoin ou victime, réagir peut tout changer !

 
 
Violences conjuguales et intra-familiales : témoin ou victime, réagir peut tout changer !

Le contexte particulier de confinement, indispensable à l’endiguement de la pandémie de Covid-19, constitue malheureusement un terreau favorable aux violences conjugales et intrafamiliales

Le Gouvernement met en place de nouvelles mesures

         Durant toute la période du confinement, la plateforme de signalement des violences sexuelles et sexistes mise en place par le ministère de l’Intérieur pour signaler des violences et pouvoir bénéficier d’assistance et de conseils est pleinement opérationnelle, disponible sur https://arretonslesviolences.gouv.fr/ . Elle reste active 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, et permet de dialoguer avec des forces de l’ordre formées aux violences sexistes et sexuelles de manière anonyme et sécurisée. Chacun peut diriger les victimes de violences conjugales vers cette plateforme, plus adaptée à la période.

Dès le début de la période de confinement, la secrétaire d’Etat chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations a déployé un plan pour protéger les victimes de violences conjugales, annoncé le lundi 16 mars, en lien avec les différents ministères concernés. :

violences IDE

 ·         Le 3919, numéro d’écoute national, reste opérationnel et une écoute à distance a été mise en place. La ligne est ouverte du lundi au dimanche de 9h à 19h.

 ·         Le 114 : est le numéro permettant aux personnes victimes de violences de le signaler par SMS.

 ·         Le 119 est le numéro d'appel pour l'enfant en danger, des professionnels sont à l'écoute 24h/24 et 7j/7.

 ·         Rendez vous dans une pharmacie (il ne sera pas reproché à une personne victime de violences de d'être échappée du domicile sans attestation) et parlez en à votre pharmacien.

  • Il existe également une permanence téléphonique pour les auteurs de violences conjugales :

Le n° 08 019 019 11 est un numéro destiné à éviter le passage à l’acte du partenaire violent. Administré par la Fédération Nationale des Associations et des Centres de prise en Charge d’Auteurs de Violences conjugales et familiales (FNACAV), il répond à un objectif de prévention et non de suivi des auteurs.

Au niveau local

- un accueil téléphonique est assuré au CIDFF du lundi au vendredi de 9h à 12h et de 13h30 à 17h00 , sauf le mercredi après-midi : 03 84 43 10 95.
Les personnes qui ont des questions d'ordre juridique, ou besoin d'un soutien psychologique du fait des violences subies peuvent contacter le C.I.D.F.F via le numéro de téléphone ou laisser un message sur le site internet : hht://jura.cidff.info et la page facebook: https://www.facebook.com/Cidff-du-Jura
- pour les habitants de Dole et son agglomération, l'association Femmes Debout assure des permanences téléphoniques. Elle est fermée au public pendant la durée du confinement, mais joignable au: 06 75 27 31 15 ( directrice) ou 06 75 93 17 58 ( éducateurs) ou par mail: direction@femmesdebout.org/contact@femmesdebout.org
Des messages peuvent être laissés sur le site de l'association: http://www.femmesdebout.org . Les liens facebook sont sur le site.
D'une manière générale, - pour les victimes d'infractions pénales: France victimes 39 ne fait pas de permanence physique, mais assure des permanences téléphoniques de 8h30 à 12h tous les jours, via le 03.84.47.40.54 ou sur les sites suivants:juravem@gmail.com/ francevictimes39@gmail.com

Retrouvez le Guide complet pour le département du Jura : ICI

Les associations de protection de l’enfance restent également, plus que jamais, à l’écoute pour fournir des conseils ou des orientations vers des services compétents, notamment :

  • La Voix De l’Enfant : 01 56 96 03 00
  • L’enfant Bleu – Enfants maltraités : 01 56 56 62 62
  • Colosse aux pieds d’argile : 07 50 85 47 10
  • Stop maltraitance / Enfance et Partage : 0 800 05 1234

 Enfin, face au risque de burn out parental notamment lorsqu’un un enfant ou un bébé ne cesse de pleurer, des conseils existent :

  • Rompre l’isolement : joindre un proche ou quelqu’un de confiance au téléphone
  • Atténuer le sentiment de persécution par le bruit des pleurs : allumer la radio ou la télévision
  • Consulter le « guide des parents confinés : 50 astuces de pro » publié par le Secrétariat d’Etat chargé de l’Egalité entre les femmes et les hommes, disponible sur https://www.egalite-femmes-hommes.gouv.fr/publications/droits-des-femmes/autres/guide-des-parents-confines-50-astuces-de-pro/
  • Laisser l’enfant en sécurité dans son lit quitte à le laisser pleurer
  • Demander de l’aide par tous les moyens, y compris en contactant son médecin traitant son pédiatre, ou en appelant le 15

Pour chacun des départements, un état des lieux de la situation des associations locales et des centres d'hébergement d’urgence pour les femmes victimes de violences est régulièrement réalisé. Les directrices régionales et les déléguées départementales aux droits des femmes sont pleinement mobilisées pour assurer ce suivi et résoudre les problèmes rencontrés par les structures.

Nicole Belloubet, ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Christophe Castaner, ministre de l’Intérieur, Marlène Schiappa, secrétaire d’Etat au près du Premier ministre, chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations et Adrien Taquet, secrétaire d’Etat auprès du ministre des Solidarités et de la santé en charge de l’enfance, tiennent à rappeler conjointement les dispositifs et mesures mis en œuvre.

·         Le traitement des affaires de violences conjugales continue d’être assuré par les juridictions, désormais fermées au public pour éviter la propagation du virus. Nicole Belloubet, ministre de la Justice, Garde des Sceaux a ainsi clairement rappelé que les audiences de comparutions immédiates devaient être maintenues afin de permettre la répression sans délai des conjoints violents. Par ailleurs, les juges aux affaires familiales continueront à assurer le prononcé des ordonnances de protection afin de garantir aux victimes une protection rapide et efficace. La  Garde des Sceaux et Marlène Schiappa, secrétaire d’Etat au près du Premier ministre, chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations l’ont rappelé : l’éviction du conjoint violent doit être la règle. La lutte contre les violences faites aux femmes demeure une priorité de politique pénale clairement affirmée par le ministère de la Justice.

 ·         Le traitement des contentieux urgents est assuré, des permanences sont tenues dans les tribunaux pour enfants afin de prendre les mesures utiles de protection pour les enfants exposés à une situation de danger. En cas d’urgence, des ordonnances de placement provisoire peuvent être rendues par les magistrats pour garantir leur protection. L’accueil de ces enfants est assuré par les professionnels de la protection de l’enfance, dont la mobilisation doit être saluée en ce temps de crise sanitaire inédite.Des préconisations ont été adressées à ces professionnels, afin de garantir leur sécurité sanitaire et celle des enfants accueillis. Concernant la répression des violences faites aux enfants, les audiences de comparution immédiate ou les présentations devant le juge d’instruction qui s’imposent se tiendront.                                       

·         Christophe Castaner, ministre de l’Intérieur, a demandé aux forces de l’ordre de rester pleinement mobilisées dans leur combat contre les violences intrafamiliales. Il convient de rappeler que pour tout cas de danger grave et immédiat, avec nécessité d’une intervention sur place, il convient de contacter les services de première urgence : Le 17 est évidemment à la disposition des victimes et doit impérativement être le moyen de contact utilisé en cas d’urgence. Il permet une action rapide de la police ou de la gendarmerie et que tout soit mis en place pour protéger la ou les victimes. Les services de police ou de gendarmerie (17 ou 112), les pompiers (18 ou 112) ou le Samu (15) restent mobilisés pour les situations d’urgence.

Roue des violences
Affiche réagir face aux violences conjugales en confinement